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L'affaire Beke
Histoire
Avant d'aller plus en avant dans les explications techniques, il convient de rappeler ce qu’est l’érythropoïétine, mieux connue sous ses initiales EPO dans les milieux sportifs. Il s'agit d'une hormone, sécrétée naturellement par les reins, qui participe au maintien de l'homéostasie de l'organisme en stimulant la production de globules rouges par la moelle osseuse. Grâce aux techniques du génie génétique, des chercheurs purent isoler le gène humain qui la code et donc produire l'hormone en laboratoire en 1983. A la fin des années 80, on se mit à utiliser l'EPO comme médicament dans le traitement de certaines formes d'anémie, en particulier pour les patients souffrant d'atteintes rénales et les dialysés. Chez l'athlète, elle fut également essayée pour permettre, comme dans le cas des transfusions sanguines, un accroissement du nombre de globules rouges et donc de la capacité du sang à transporter de l'oxygène vers les cellules musculaires actives à l'effort. Cet usage tombait bien entendu sous le coup de la définition du dopage: un moyen artificiel pour améliorer la performance. Seulement la détection de la substance posait d'énormes problèmes pratiques.
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