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L'affaire Beke

 

Le cas Bernard Lagat

La question de la conservation des échantillons d'urine s'est retrouvée encore une fois au centre des attentions avec l'affaire Bernard Lagat. L’athlète américain d’origine kényane qui avait remporté la médaille de bronze sur 1500m aux Jeux olympiques de Sydney avait été contrôlé positif le 08 août 2003 sur son site d’entraînement à Tübingen en Allemagne. Après, L’IAAF l’avait blanchi suite à de nouvelles analyses. Celles-ci révélèrent qu’un échantillon d’urine pouvait faire l’objet d’une prolifération bactérienne influençant les résultats du test. Là encore, des voix se sont élevées pour que les tests de détection à l’EPO soient tout bonnement mis au placard. Les censeurs n’ont pas obtenu gain de cause, mais au moins prit-on le soin d'édicter de nouvelles règles procédurières en instaurant notamment un transport et un stockage des urines dans un caisson réfrigéré. Afin d'éviter d'exposer les athlètes à des faux contrôles positifs, le laboratoire de Châtenay‑Malabry recommande de faire d'abord un test sur un millilitre d'urine (l'EPO endogène y est voisine de zéro) en ajoutant de la NESP (EPO retard recombinante), ce qui permet de vérifier que le point isoélectrique se situe dans la fourchette de l'EPO exogène et n'est donc pas modifié par une prolifération bactérienne.


Article écrit par : Gilles Goetghebuer

Philippe Gilbert

Ambassadeur de la Campagne

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