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L'alcool
Conclusion
La question du dopage ne doit pas occulter une réalité évidente, à savoir que le sport et l'alcool ne font pas bon ménage. La diminution des réflexes s'accompagne d'une élévation en flèche du risque d'accidents. Les études sur la mortalité tourière indiquent une multiplication du risque par deux lorsque le taux d’alcoolémie est de 0,5 g/L. Au-delà de 0,8 g/L, ce risque est décuplé. A ski, même tableau ! Une enquête autrichienne de 1992 répertoriait les conditions précises des accidents dont avaient été victimes les skieurs admis au service des urgences de l'hôpital d'Innsbruck. Il en est ressorti que la prise d'alcool était incriminée dans 20% des cas. La chute ou la collision survenait généralement en début d'après-midi après un repas trop arrosé. Il faut savoir que, sous l’influence de l’alcool, les consommateurs ont tendance à surestimer leur adresse. Bode Miller avait bien raison sur ce point: "Skier bourré, c'est trop dur. On met sa vie en danger".
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