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La DHEA

 

Des variations individuelles

Chose curieuse: ce succès commercial ne bénéficiait d'aucune explication rigoureuse sur le plan scientifique. On se contentait de suggestions comme par exemple lorsqu'on attribuait l'effet euphorisant de la DHEA à sa proximité chimique avec la cortisone, sa voisine sur les glandes surrénales. On a évoqué également des influences "masculinisantes" qui apparaîtraient chez les personnes des deux sexes et se caractériseraient par une série de symptômes comme une poussée d'acné, une peau plus grasse, une hyperpilosité au niveau du pubis et des aisselles ou même de l'hirsutisme [1]. Certains auteurs ont alors naturellement fait le lien entre DHEA et production des androgènes. Selon le professeur Kjell Carlström (Université de Huddinge en Suède), l'attention devrait plutôt se porter sur l'hormone de croissance. "Certaines études très sérieuses ont révélé une forte augmentation du taux d'IGF-1 (Insulin-Like Growth Factor N°1), c'est-à-dire l'un des principaux médiateurs de l'hormone de croissance", explique-t-il. "Or, on connaît l'effet très bénéfique de cette hormone sur les os, les muscles, la peau, la fonte des graisses, etc." Enfin, on a remarqué qu'un peu de DHEA se trouvait également dans le cerveau, ce qui aurait, selon certaines études, un impact positif sur la mémoire et les fonctions cognitives.

Notes de pied de page :

  • [1]Le terme "hirsutisme" désigne l'apparition de poils sur des zones typiquement masculines comme le ventre, le torse ou le menton.

Article écrit par : Gilles Goetghebuer
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