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La DHEA
Sur la liste rouge
L'engouement général pour la DHEA dans la seconde moitié des années 90 eut des répercussions dans les milieux sportifs auprès des athlètes sans cesse en quête de nouveaux adjuvants. Dès 1997, le Comité international olympique prit la décision de porter l'hormone sur sa liste des produits prohibés, c'est-à-dire un an seulement après sa mise en vente libre sur le marché américain. Encore fallait-il trouver le moyen de confondre les consommateurs éventuels. Ce qui n'est pas chose facile. On peut difficilement se baser sur le taux d'excrétion du produit car celui-ci varie énormément d'un individu à l'autre. Pour suspecter une prise exogène de DHEA, on se trouve alors obligé d'instaurer un suivi longitudinal personnalisé ou de se tourner vers des méthodes de dépistage extrêmement coûteuses qui se basent, comme pour la testostérone, sur un rapport isotopique différent entre DHEA endogène (produite par le corps) et DHEA exogène (artificielle). A cette date, aucun athlète n'a jamais été sanctionné pour prise de DHEA
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