Contenu de cette page :

Doping to lose

 

Mensonge ou vérité?

La question d’un possible empoisonnement avait fait à l’époque l’objet d’une enquête au sein de l’UEFA. Celle-ci n’a pas abouti. Faute de preuves. Mais cette histoire relança évidemment les rumeurs sur d’autres coups tordus auxquels le club se serait livré, par le passé, pour empocher des victoires. Le 14 décembre 1991, l'OM l'emportait 5-1 contre l'équipe de Rennes. Pendant le match, les spectateurs médusés ont vu deux joueurs rennais à moitié endormis tituber sur le terrain. Les analyses réalisées sur les deux footballeurs ont révélé qu'ils avaient dans leur organisme assez d'anxiolytiques pour dormir pendant quarante-huit heures. Là encore, l'affaire avait été classée sans suite. Dans son livre intitulé Capitaine, Marcel Desailly décrit bien le climat de suspicion qui caractérisait le club à l'époque. "Au quotidien, même lorsque Tapie est absent de Marseille, l'OM baigne en permanence dans une ambiance de suspicion, voire de paranoïa, justifiée ou non. Avant les matchs, surtout en Coupe d'Europe, c'est encore pire: tout devient motif de méfiance. Le boss ordonne ainsi aux gardes du corps de vérifier une à une les bouteilles d'eau mises à notre disposition dans les vestiaires. C'est même devenu un autre rituel… Première étape: s'assurer que le bouchon n'a pas été ouvert afin de verser un produit quelconque. En cas de doute, la bouteille sera jetée. Deuxième étape: prendre la bouteille à pleines mains et la presser vers le haut afin de vérifier que l'eau ne fuit pas par un trou minuscule. Il suffit parfois d'une simple piqûre à l'aide d'une seringue, dans la partie vide ou à la surface du bouchon en plastique, pour injecter de quoi endormir toute une équipe. Cela s'est fait, Tapie le sait" [1]. Et pour cause. Il avoue lui-même au moins un cas d’empoisonnement volontaire: celui de son entraîneur Raymond Goethals. Le 16 mars 2004, voici ce qu’il raconte au cours de l'émission présentée par Thierry Ardisson, 93, Faubourg Saint-Honoré sur la chaîne câblée Paris-Première: "J'avais des manières de management qui n'avaient rien à voir avec ce qui se fait dans le foot", prévient-il. "On sait tous que, quand des équipes viennent la veille d'un match à Paris, tous les joueurs se barrent la nuit pour faire les cons. Moi, la veille d'une finale de Coupe de France contre Monaco (NDLA: Monaco-Marseille 1-0 le 8 juin 1991 au Parc des Princes), j'ai dit aux joueurs: "Vous bougez pas, j'amène le matos à l'hôtel". Je suis allé mettre du Tranxène® (anxiolytique) dans la purée de Raymond Goethals. A 9 heures, il était couché. J'ai fait monter une gonzesse par chambre, seuls deux ou trois joueurs n'ont pas voulu. Une heure après, je suis monté et ils étaient tous dans la même chambre, ça a fini en partouze géante!"

Notes de pied de page :

  • [1]DESAILLY M., Capitaine, éd. Stock, 2002

Article écrit par : Gilles Goetghebuer

Philippe Gilbert

Ambassadeur de la Campagne

Ma campagne, c'est sans dopage!
Les cas de dopage font régulièrement la une de l'actualité sportive. La Fédération Wallonie-Bruxelles lance une campagne de sensibilisation aux dangers du dopage qui se veut également être un outil de prévention pour les sportifs et leur encadrement.
www.dopage.be
brochure

Si vous désirez obtenir la brochure pour votre fédération, votre club, votre école, contactez-nous!

info.dopage[at]cfwb.be

k