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Doping to lose
Rugby et somnifères
Il est évidemment plus facile de s'en prendre à un seul adversaire qu'à une équipe entière mais certains tricheurs ne reculent devant rien comme en atteste l'histoire de Perez Zuetone, gardien de l'équipe mexicaine de Milfosi dans les années 80, qui avait pour habitude d’offrir à la mi-temps des matches des demi citrons bourrés de soporifiques aux attaquants adverses. Agissait-il pour son propre compte? Difficile de le dire. En effet, les tentatives d’empoisonnement n’impliquent pas toujours la haute direction des équipes. Quand il est apparu que les rugbymen néo-zélandais avaient été empoisonnés, en 1995, à la veille de la finale de la Coupe du Monde qu'ils devaient disputer contre l'Afrique du Sud, le pays organisateur, les soupçons se portèrent sur le milieu des parieurs plutôt que sur l’encadrement des Springboks. Le lendemain matin, plusieurs joueurs n’étaient manifestement pas en état de débuter la partie. Pris de vomissements, ils durent décliner la sélection. D'autres quittèrent le terrain à bout de forces. Après la surprenante défaite de son équipe, Laurie Mains, l'entraîneur néozélandais évoqua immédiatement une tentative d'empoisonnement. Il engagea alors un détective privé qui retrouva la trace d'une serveuse travaillant à l'hôtel où les All-Blacks avaient siégé et qui lui avoua avoir été soudoyée pour empoisonner les boissons des joueurs.
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