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Mort précoce d'anciens sportifs
Conclusion
Beaucoup d'indices laissent à penser que le taux de mortalité et de morbidité est plus élevé parmi les sportifs de haut niveau que dans l'ensemble de la population. C'est un phénomène inquiétant dans la mesure où l'on suppose qu'il s'agit au départ d'une population plutôt plus solide que la moyenne. Est-ce le dopage? Une surconsommation de médicaments? Une pratique trop assidue? Dans l'état actuel des connaissances, il paraît difficile de répondre. Mais la question mérite sûrement de faire l'objet de nouveaux travaux épidémiologiques, même hors de l'Italie. Sur le plan clinique aussi, il nous semble essentiel de mener des recherches en fouillant systématiquement le passé sportif des patients et leurs éventuelles pratiques de dopage. On sait par exemple qu'un apport d'hormones perturbe gravement la fonction "homéostasique" de l'organisme, c'est-à-dire le maintien des fonctions physiologiques à un niveau d'équilibre. Cela se répercute sur le bon fonctionnement de l'appareil immunitaire, ce qui pourrait expliquer une vulnérabilité plus grande face à toutes sortes de maladies et plus particulièrement face au cancer. On redoute aussi un épuisement des glandes endocrines trop longtemps suppléées par des apports exogènes. Enfin, des troubles mentaux peuvent naître d'une sursollicitation prolongée du système nerveux. Chaque substance dopante comporte des dangers à long terme qui passent souvent inaperçus aux yeux des consommateurs et mêmes des prescripteurs. Seule une analyse rigoureuse fera apparaître le problème dans toute son implacabilité. La lutte contre le dopage implique aussi des efforts de dissuasion.
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