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Nandrolone et stanozolol
Polémique
La nouvelle flambée de contrôles positifs à la nandrolone a donc fait planer un certain scepticisme parmi les scientifiques. Comment expliquer ce phénomène? Certains ont avancé l’explication d'une amélioration des techniques de dépistage. La spectrométrie de masse haute résolution (HRMS) permet effectivement de séparer des ions de masses voisines ce qui permet une détection de concentrations très faibles et donc d'identifier une prise de produit dopant qui serait passée inaperçue auparavant. D'autres chercheurs penchent plutôt pour l’hypothèse d’une production endogène, c’est-à-dire une production naturelle de nandrolone par l’homme. Depuis 1985, on sait qu’un tel phénomène existe chez le cheval. A l'époque, cette découverte avait d'ailleurs amené le Code des courses à fixer un seuil de tolérance de manière à ne pas sanctionner abusivement des écuries. En 1987, Louis Dehennin avait également détecté le produit dans le plasma des femmes enceintes. Des études furent alors menées tous azimuts et, à partir de 1997, il devint de plus en plus évident que l'homme aussi produisait un peu de nandrolone de façon naturelle; on en conclut que cela faussait l'interprétation des tests. Aujourd’hui, l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) reconnaît d’ailleurs la possibilité d’une production endogène de nandrolone. Elle a cessé de poursuivre les très faibles concentrations (moins de 2 nanogrammes par millilitre d'urine chez les hommes et moins de 5 ng/ml chez les femmes).
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