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Un siècle de cocaïne
Propriétés physiologiques
Une compréhension sommaire des mécanismes d'action de la cocaïne dans l'organisme implique de faire un détour par la physiologie. Le bon fonctionnement du système nerveux repose en effet sur la transmission d'une série d'influx. A chaque passage entre les cellules, l'information doit franchir une sorte de borne appelée synapse. Ce saut microscopique s'effectue par le biais d'une série de messagers (les "neurotransmetteurs" ou "neuromédiateurs"). Parmi eux se trouve la dopamine impliquée notamment dans la régulation de l'humeur, de l'appétit et de la douleur. Lorsque le travail de transmission est accompli, ces substances doivent être récupérées et détruites. Or, que fait la cocaïne? Elle vient tout simplement occuper les sites de recapture de la dopamine, entraînant alors un prolongement anormal de l'excitation. Dans un premier temps, on a l'impression de jouir d'un décuplement des facultés intellectuelles. Ensuite, les tissus s'adaptent à cette stimulation et les consommateurs désireux de revivre les mêmes expériences se voient contraints d'augmenter les doses. Comme pour les autres drogues, cette spirale complique évidemment l’épreuve du sevrage. Le drogué en manque se voit plongé dans des phases de profonde dépression, de fatigue, d’anxiété, voire de véritable douleur physique!
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