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Mort précoce d'anciens sportifs
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Le 27 juillet dernier, le médecin légiste Giuseppe Fortuni rendait son rapport sur les causes du décès du coureur italien Marco Pantani: overdose de cocaïne (6 fois la dose mortelle dans le sang). Du même coup, l'autopsie excluait la possibilité d'un empoisonnement par l'EPO: "Pantani avait une structure osseuse qui exclut, selon toute probabilité, la prise d'érythropoïétine, tout au moins dans les derniers mois de vie." L'EPO reste pourtant un acteur majeur de ce drame. De l'avis de tous ceux qui le connaissaient bien, la mort de Pantani est venue comme un aboutissement malheureusement prévisible d'une longue descente aux enfers qui avait commencé au Tour d'Italie en 1999. Cette année-là, le champion transalpin allait remporter la course lorsqu'il fut exclu pour un hématocrite supérieur à 50%. A l'époque, il était impossible de prouver la prise d'EPO par un test antidopage. Mais il ne fait aucun doute que le produit circulait librement dans les pelotons. Pantani a mal vécu ce passage du statut d'idole à celui de simple citoyen auditionné par la police. Selon ses proches, voilà qui explique son refuge dans la drogue jusqu'aux circonstances tragiques de sa disparition.
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